Groupe cible
Personnes présentant un handicap visuel ou moteur.
Historique du sport
Après la Deuxième Guerre mondiale, le ski a commencé à être adapté aux personnes handicapées afin de permettre aux vétérans blessés pendant la guerre de reprendre la pratique de leur sport préféré. C’est ainsi que les premiers cours de ski pour personnes handicapées ont été proposés en 1948. Depuis la fin des années ’40, des courses de ski ont été organisées pour les athlètes handicapés partout où l’on trouve des montagnes enneigées. Jusqu’aux années ’70, cependant, ces courses étaient exclusivement réservées aux skieurs qui pouvaient se tenir debout ou aux athlètes atteints d’une déficience visuelle. L’invention du monoski permettra d’ouvrir la porte de ce sport aux skieurs non capables de se tenir debout.
Le ski en tant que sport paralympique
Les athlètes faisant du ski alpin combinent une grande dextérité technique avec une bonne dose d’audace et de courage. Il arrive que les skieurs dévalent les pentes à des vitesses de plus de 100 km/h. Tout comme les Jeux Olympiques d’hiver, les Jeux Paralympiques font la part belle à cinq disciplines différentes, à savoir : la descente, le Super-G, le Super Combiné, le slalom et le slalom géant. Tant les hommes que les femmes présentant un handicap physique ou visuel peuvent participer à ces compétitions. Les athlètes ayant un handicap moteur utilisent des monoskis, des skis assis, des équipements orthopédiques… Quant aux skieurs malvoyants ou aveugles, ils sont guidés tout au long du parcours par des skieurs qui les précèdent : il s’agit d’un skieur valide qui donne des directives de parcours à son coéquipier. Le ski alpin paralympique est placé sous l’égide du Comité International Paralympique (CIP). Et à quelques exceptions près, les directives appliquées dans le cadre de cette discipline sont celles de la FIS (Fédération International de Ski).
Le slalom et le slalom géant ont fait leur apparition en 1976 aux premiers Jeux Paralympiques d’hiver d’Ornsköldsvik (Suède). La descente a été ajoutée au programme officiel des Jeux en 1984 à Innsbruck, et le Super-G en 1994 à Lillehammer. Le monoski est devenu une épreuve paralympique officielle aux Jeux de Nagano en 1998. À l’heure actuelle, le ski alpin est pratiqué par des athlètes provenant de 35 pays différents.
Classification
Outre cette classification d’ordre médical, tous les athlètes sont également soumis à une classification fonctionnelle. Les athlètes présentant un handicap locomoteur sont intégrés dans une compétition debout ou assise. Un système de pourcentage est appliqué lors des compétitions. Les résultats sont adaptés à l’aide d’un facteur de correction s’appuyant sur la classification fonctionnelle. Les athlètes ayant un handicap visuel sont quant à eux répartis selon la classification médicale. Le système de pourcentage s’applique également à cette catégorie de sportifs.
Le ski en Belgique
Les personnes handicapées sont les bienvenues sur toutes les pistes. Il n’existe qu’un seul club sportif spécifiquement orienté sur les skieurs présentant un handicap visuel. Les jeunes gens talentueux sont suivis, accompagnés et préparés à la compétition. Par le passé, la Belgique a déjà envoyé plusieurs délégations aux Jeux Paralympiques d’hiver.
Disciplines
La descente
Cette discipline se déroule sur le parcours le plus long et le plus rapide de toutes les épreuves de ski alpin. Chaque skieur exécute une seule descente le plus vite possible, et c’est celui qui obtient le meilleur temps qui gagne.
Classement mondial de Natasha De Troyer dans cette discipline : 9.
Le Super-G
Le Super-G, ou slalom super géant, combine la vitesse de la descente et la précision technique du slalom géant. Le parcours est plus court que celui de la descente, mais plus long que celui du slalom géant. Chaque skieur exécute une seule descente le plus vite possible, et c’est celui qui obtient le meilleur temps qui gagne.
Classement mondial de Natasha De Troyer dans cette discipline : 9.
Le Super Combiné
L’épreuve du combiné comprend une descente et deux manches de slalom, sur un parcours plus court. Les temps des différentes manches sont additionnés, et le meilleur total détermine le gagnant.
Classement mondial de Natasha De Troyer dans cette discipline : 5.
Le slalom
Cette discipline se déroule sur le moins long des cinq parcours de ski alpin. Ici, l’athlète doit en outre réaliser des virages très serrés. Chaque skieur effectue deux manches sur deux parcours différents tracés sur la même piste. En outre, les deux descentes doivent avoir lieu le même jour. Les temps sont additionnés, et c’est le skieur qui obtient le meilleur temps qui gagne.
Classement mondial de Natasha De Troyer dans cette discipline : 6.
Le slalom géant
Cette discipline ressemble beaucoup au slalom, la différence se situant au niveau des virages. En slalom géant, les virages sont moins nombreux et moins serrés. Chaque skieur effectue deux manches sur deux parcours différents tracés sur la même piste. Les deux descentes ont lieu le même jour, généralement le matin et l’après-midi. Les temps sont additionnés, et c’est le skieur qui obtient le meilleur temps qui gagne.
Classement mondial de Natasha De Troyer dans cette discipline : 9.
Vous trouverez de plus amples informations sur ce sport sur le site Internet du Comité International Paralympique : http://www.ipc-alpineskiing.org/
Vous trouverez également de plus amples informations concernant Natasha De Troyer sur son site personnel : http://www.natashadetroyer.be/